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Lundi 9 novembre 2009

Devant l'ampleur des contestations et des demandes incessantes, à l'approche des éternels classements de fin d'année, de leur hiérarchie rédhibitoire (et je pèse mes mots) et des fights incessants et truffés de cette bonne vieille mauvaise foi traditionnelle et dite «rock and roll», au temps des marrons dont l'envie d'en coller certains à quelque dinde (je ne vise personne) nous démange les phalanges, alors que les lampions pendouilleront (et certains pendouillent déjà) au dessus de nos rues humides et voiturières pour diffuser leur lumière blâfarde et néonesque, et comme ces barbus intégristes tout de rouge et blanc vêtus vous feront regretter les mystères et la magie d'antan en traînant le bas de leur robe décousue et blanchâtre dans la neige marron et fondue des bas-trottoirs, quand ils ne se penderont pas stupidement à tous les balcons, fenêtres ou toits des voisins attendris, gibets inconscients de leur propre stupidité naïve, cette page vient s'offrir au monde de la blogosphère comme le nouveau messie dans le foin de sa couche hurle la difficulté de venir au monde, à ce monde, s'offrir nue et presque vierge, pour y accueillir tous vos désirs les plus fous, vos propositions les plus honteuses, vos fantasmes à peine avouables !


Loin de voler la vedette au désormais national et célèbre Classement des Blogueurs, cette page vient comme une aide providentielle tombée du ciel, de l'étoile même qui guida, guide et guidera les rois égarés sur le chemin de l'amour et de la repentance, prêter son épaule solide à l'iniative sus-citée.


En gros, à l'écoute des récriminations des blogueurs du CDB, il m'est venu l'idée de compiler ici tous les albums et artistes cités soit directement dans le CDB, soit dans les commentaires, soit dans la tête du blogueur solitaire qui, des nuits durant, rêve d'usurper la place du Grand Timonier afin de proposer enfin (!) le disque qu'il rêve de voir trôner à la première place du classement (alors qu'il occupera dignement la, voyons, 24ème place ex-aequo avec ce stupide groupe que Tr(oud)uc76 adore mais que moi, CreepersVernies, je ne peux piffer) mais, et comme le principe est naturellement de mise, seul le taulier choisit les vins qu'il désire servir à ces hôtes et chacun reste un tantinet sur sa soif.


Comme dit plus haut, ici, c'est la page de l'amour.


Il suffit aux blogueurs motivés de venir poster la liste des albums, compilations ou live compris, avec le titre et le nom du groupe, qui lui en auront touché une en faisant vibrer l'autre, voire plus.

J'ajouterai alors, et par ordre alphabétique, les groupes mentionnés pour édifier une liste jamais exhaustive (maîtrisé-je vraiment ce terme) de tous les trucs que tous les blogueurs du monde entier qui auront consenti à bien vouloir se donner la main, voire à se passer le mot (bouche-à-oreille me semble fort compliqué pour de l'internet) auront pris la peine de poster.

Comprends-moi bien, cher lecteur : si ton groupe de l'année ou ton album favori a déjà été cité, est déjà dans la liste,  ce n'est pas grave, aboule-le quand même; je prendrais simplement en compte par une petite parenthèse à côté desdits artiste et album le nombre de fois où le disque (je me comprends*) et l'artiste auront été cités, remettant ainsi mon classement de l'année passée (une simple liste des disques 2009 acquis par ordre alphabétique) dans une nouvelle perspective :

l'ultime liste des blogueurs de leurs albums 2009.

Je demande juste d'enlever les rééditions, si j'accepte les Lives, Compilations et Tribute, pour éviter des se taper tous les Beatles et les Van Zandt qui ne sont semble-t-il pas vraiment d'actualité, et de bien vérifier que le disque est «sorti» en 2009.

On peut venir autant de fois qu'on veut déposer son humeur...


Je commence en postant le squelette de cette mirifique idée qui ne demande que chair, peau et boyaux pour prendre corps et vie et attends vos propositions avec impatience !


Aucune idée de hiérarchie ou de qualité esthétique mais peut-être une règle qui est déjà inscrite dans le marbre du CDB et que je pique à GT :

Pour (déposer liste), vous devez soit tenir un blog/site musical (et avoir un minimum d'exigence : fans de Céline Dion, Tokio Hotel, Calogero, passez votre chemin, de toute façon, vos albums favoris ne s(er)ont pas répertoriés), soit être un habitué du blog, dont j'ai souvent lu les commentaires et que je peux "identifier". 


Cette liste en constante évolution peut également servir de Bonne Pioche pour ceux qui manquent parfois d'idées à écouter, comme ça, là... ou ceux qui ne sauraient plus trop quoi proposer dans un CDB... comme ça, hop !





*bien sûr, tu n'es pas obligé de posséder l'album pour le citer...


LA LISTE :
                     Mise à jour #1 au 10.11.09 (Arbobo)
                     Mise à jour#2 au 10.11.09 (Guic & Christophe)

 

1973 E.P.

... and you will know us by the trail of dead – Century of Self (2)

Aidan Moffat & Best-ofs, The - How To Get To Heaven From Scotland

Akron/Family - Set 'Em Wild, Set 'Em Free (2)

Alasdair Roberts - Spoils

Alela Diane - To Be Still (2)

Amanda Blank - I Love You

Andrea Perdue - Handscape

Animal Collective - Merriweather Post Pavilion (2)

Anois - Tree Hhouse Whispers

Antlers, the - Hospice

Antony And The Johnsons - The Crying Light

Anthony Joseph and the spasm band - Bird Head Son

Apse - Eras

Arch Woodman - Draped Horse Blue Licorne Argentée Feather Blue

Artic Monkeys - Humbug

Art brut - Art Brut Vs Satan

Asteroids, the - Galaxy Tour Fruit

Au revoir Simone - Still night, Still Light

Bad lieutenant - Never Cry Another Tear

Bat for lashes – Two Suns

Battant - No Head

Be My Weapon - March/2009

Beak> - Beak>

Beirut / Realpeople - March Of The Zapotec / Holland

Benjamin Biolay - La Superbe (2)

Bibio - Ambivalence Avenue

Big Pink, The - A Brief History Of Love (2)

Bill Callahan - Sometimes I Wish We Were An Eagle (2)

Birdy nam nam - Manual for Successful Rioting

Black Heart Procession – Six (3)

Blk Jks – After Robots

Boat beam - Puzzle Shapes

Bombay bicycle club - How Are ? / The Boy I Used To Be

Bon Iver - Blood Bank EP

Bonnie 'Prince' Billy - Beware

Bosque Brown - Baby

Broken Records - Until The Earth Begins To Part

Butch McKoy - Welcome Home

Camera Obscura - My Maudlin Career (2)

Caroline Weeks - Songs For Edna

Cate Le Bon - Me Oh My

Centenaire - The Enemy

Chat - Folie Douce

Chinese Man - The Groove Sessions Vol.2

Choir Of Young Believers - This Is For The White In Your Eyes

Chris Isaak - Mr Lucky

Clare And The Reasons - Arrow

Clark - Totems Flare

Coming Soon - Ghost Train Tragedy (2)

Condo Fucks - Fuckbook

Conor Oberst And Mystic Valley Band, The - Outer South

Cougar – Patriot

Craig Walker - Siamese

Crystal Antlers - Tentacles

Cyrz - Mélancolie Frénétique

Dan Auerbach - Keep it hid

Daniel Johnston - Is And Always Was (2)

Deadweather - Horehound

Dear Reader - Replace Why With Funny

Decemberists, The - The Hazards Of Love

Deerhunter - Rainwater Cassette Exchange EP

Delano Orchestra, The - Will Anyone Else Leave Me ? (2)

Discovery - LP

D.M. Stith - Heavy Ghost

Dodos, The - Time To Die

Dodoz, the - s/t

Do Make Say Think - Goodbye Enemy Airship the Landlord Is Dead (2)

Dry Spells, the - Too Soon For Flowers

Eels - Hombre Lobo 12 Songs Of Desire

Elderberries, the - Ignorance & Bliss

Elvis Perkins - In Dearland (3)

Elysian fields - The Afterlife

Emeralds - What Happened

Emily Jane White - Victorian America

Emily Satt - #1 EP

Etienne Jaumet - Night Music

Extra Golden - Thank You Very Quickly

Fanfarlo – Reservoir

Fever Ray – S/t

Fink - Sort Of Revolution

Fishermen Three, The - Rosina On Every Balcony

Flairs - Sweat Symphony

Florence & The Machine - Lungs

Franz Ferdinand - Tonight (2)

Fridge - Early Output

Frida Hyvönen – Silence Is Wild (2008) !!!!????

Fuck Buttons - Tarot Sport

Future Of The Left - Travels With Myself And Another

Ghinzu - Mirror Mirror (2)

Gianmaria Testa - Solo Dal Vivo

Girls - Album

God Help The Girl - God Help The Girl (2)

Gomez - A New Tide

Gong – 2032

Gossip, The - Music For Men

Graham Coxon - The Spinning Top

Grant Lee Phillips – Little Moon

Great Lake Swimmers - Lost Channels (2)

Grizzly Bear - Veckatimest(2)

H-Burns - We Go Way Back

Handsome Furs - Face Control

Health - Get Color

Heartbreak Hotel - Snake Eyes
Heavy, The - The House That Dirt Built
Hecuba - Paradise

Hidden Cameras, The - Origin: Orphan

Holden – Fantomatisme

Hope Sandoval & the Warm Inventions - Through The Devil Softly

Horrors, The - Primary Colours

Howard Hughes - O Make Me A Mask

Howling Bells - Radio Wars

Hudson Mohawke - Butter

InLove - Stories

Iron And Wine - Around The Well

James Yorkston & Big Eyes Family Players, The - Folk Songs

Jarvis Cocker - Further complications (2)

Jason Lytle - Yours Truly, The Commuter (2)

Jeffrey Lewis & Junkyard, The - 'Em Are I

Jello Biafra and the Guantanamo School of Medicine - The audacity Of Hype

Jeremy Warmsley - How We Became

Joan As Police Woman - Cover (Tour Only LP)

John Frusciante - The Empyrean

Joseph Léon - Hard As Love

Joy Formidable, The - A Balloon Called Moaning

JP Nataf - Clair

Julian Plenti - Is... Skyscraper (2)

Julie Doiron - Now I Can Wonder What You Did With Your Day

Julien Baer - Le La

Julien Lourau - Quartet Saïgon

Kid Bombardos – EP

Kill The Vultures - Ecce Beast

Kim - Mary Lee Doo

King Creosote - Flick The Vs

Kingsbury Manx, The - Ascenseur Ouvert!

Koko Von Napoo - June EP

Komokawa Tazuki - Inakamono No Kara Genki

Konki Duet, The - Ensemble EP

Kumisolo - My Love For You Is A Cheap Pop Song

Lady & Bird - La Ballade Of Lady And Bird

Le Loup - Family (2)

Lena Deluxe - Teardrop Weather EP

Lhasa De Sela - Lhasa

Lightning Dust - Infinite Light

Lilly Wood And The Prick - Lilly Who And The What? EP

Limes, The – S/t

Lissy Trullie - Self Taught Learner EP

Lloyd Cole - Cleaning Out The Ashtrays

Loney Dear - Dear John (2)

Los Chicros - Radiotransmission

Lou Barlow - Goodnight Unknown

Low Anthem, The - Oh My God, Charlie Darwin

Low Frequency In Stereo, The – Futuro

Lydia Lunch - Big Sexy Noise

M. Ward - Hold Time (2)

Malcolm Middleton - Waxing Gibbous

Mansfield TYA - Seules Au Bout De 23 Secondes

Marie-Flore - More Than 30 Seconds If You Please

Marissa Nadler - Little hells

Matt Bioul - Daystripper

Matteah Baim - Death of the sun

Maximo Park - Quicken The Heart

Mélanie Pain - My Name

Melody Gardot - My One And Only Thrill

Men Without Pants - Naturally

Micachu & The Shapes - Jewellerey

Micah P. Hinson - All Dressed Up And Smelling Of Strangers

miCkey [3d] - La Grande Evasion

Midori – Swing

Miles Benjamin Anthony Robinson - Summer Of Fear

Monster - S/t

Monsters Of Folk - Monsters Of Folk

Montgomery – Stromboli

Morrissey - Years of Refusal

Morrissey - Swords

Mostar Diving Club - Don Your Suit Of Lights

Mountain Goats, The - The Life Of The World To Come

Mountains Mountains - Mountains Mountains

Nisennenmondai - Destination Tokyo

NLF3 - Ride On A Brand New Time

Noisettes, The - Wild Young Hearts

O+S - S/t

Olle Nyman - Venture

Oneida - Rated O

Oslo Swan – Dreamin'

Pacovolume - Manhattan Baby

Pains Of Being Pure At Heart - S/t

Pascal Comelade - A Freak Serenade

Passion Pit - Chunk Of Change

Pastels & Tenniscoats, The - Two Sunsets

Pastry Case - Wheelchair And Jogging Suit

Patrick Watson - Wooden Arms

Peter Doherty - Grace / Wastelands

Peter Von Poehl - May day

Phantom Band, The - Checkmate Savage

Phoenix - Wolfgang Amadeus Phoenix

Piers Faccini - Two Grains Of Sand

PJ Harvey & John Parish - A Woman A Man Walked By

Pony Tailor - Eleven Safety Matches

Quantic & His Combo Barbaro - Tradition In Transition

Race, The - In My Head It Works

Ramblin Jack Elliott - S/t

Regina Spektor - Far

Reiko & Tori Kudo - Light

R.E.M. - Live At The Olympia In Dublin 39 Songs

Rinôçérôse - Futurino

Rio En Medio - Frontier

Rivers Cuomo - Alone II

Robyn Hitchcock & the Venus 3 - Goodnight Oslo

Rodrigo - Leão A Mãe

Scarlett Johansson & Pete Yorn - Breakup

Scary Mansion – Make Me Cry

Scary Mansion - Every Joke Is Half The Truth (2)

School Of Seven Bells – Alpinism

Seagull Strange - Better Angels Of Our Nature

Sébastien Schuller - Evenfall (2)

Shaka Ponk - Bad Porn Movie Trax

Shannon Wright - Honeybee Girls

She Keeps Bees - Nests

Silvain Vanot - Bethesda

Skeletons – Lucas

Slaraffenland - We're On Your Side

Snowglobe - No Need To Light A Night Light On A Night Like Tonight

Soap & Skin - Lovetune For Vacuum

Sonic-Youth - The Eternal (2)

Sophia - There Are No Goodbyes

Sparklehorse/Dangermouse - Dark Night Of The Soul (3)

St Augustine - Changing Plans (2)

St Vincent – Actor

Stuck In The Sound - Shoegazing Kids

Sufjan Stevens - The BQE The Brooklyn-Queens Expressway (2)

Sunset Rubdown - Dragonslayer (2)

Swan Lake - Enemy Mine

Sylvia Hanschneckenbühl - Does Not Sing Christmas

Taken By Trees - East Of Eden (2)

Telefon Tel Aviv - Immolate Yourself (2)

Themselves - CrownsDown

Toy Fight – Peplum (2)

Turzi - B

Underground Railroad - EP

Vandaveer - Grace & Speed

Various - Boom Tchic Tchak Cool Music For Babies & Kids

Various - Dark Was The Night (2)

Various - Death Before Distemper 4 Mixed By Kelpe

Various - Warp20 (Chosen)

Various - Warp20 (Recreated)

Various – Ciao my shining star

Veils, The - Sun Gangs

Vetiver - Tight Knit

Vic Chesnutt - At The Cut (2)

Vic Chesnutt - Skitter On Take-Off

Viol - Love Boat

Vivian Girls, The - Everything Goes Wrong

Volcano Choir - Unmap

Voluntary Butler Scheme, The - At Breakfast, Dinner, Tea

Wampas - Les Wampas Sont La Preuve Que Dieu Existe

Wave Pictures, The

Weezer - Raditude

Why? - Eskimo Snow

Wildbird And Peacedrums - Jewellery

Woods - Songs Of Shame

XX, The – xx (2)

Yacht - See Mystery Lights

Yeti Lane - S/t

Yo La Tengo - Popular Songs (2)

 


                                                        

Par yosemite.
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Dimanche 8 novembre 2009

Que l'idée était bonne que de nous faire chroniquer un morceau des Beatles, que le choix fût âpre.

En même temps, les chansons qui me venaient à l'esprit lors de l'évocation du nom liverpuldien étaient sitôt prises par un autre, voire ridicules au commun des immortels blogosphèriens ci-présents... (Naôn, j'déconne, j'ai jamais voulu écrire (sur) Obladi Oblada).

Et comme je n'étais pas un érudit dudit groupe, que la machine à guitare n'était pas forcément branchée, qu'on m'avait piqué Helter Skelter (pour encore parler de U2 et Noir Désir), il fallait que je me rabatte sur quelques choses...

C'est drôle de qualifier Eleanor Rigby de ce petit rien sur lequel on se rabat.

Direction Wikipédia pour se mettre dans l'ambiance composition/influence etc. (article que je ne finis même pas de lire)

Direction Revolver que je ne connais pas (ma discothèque s'arrête à Abbey Road en vinyle dégotté à pas cher dans une broc' et le White Album version 30ème anniversaire et, petit, l'écoute des copies faites sur cassette du Bleu et du Rouge à partir des vinyles d'une tante, l'un d'eux couleur de la pochette, le bleu je crois, qui me satisfait amplement), découverte de quelques bons morceaux (I'm only Sleeping, le byrdsien She Said She Said, la trompette de For no one), mais l'effort consenti à se pencher «forcé» sur un album ne me convainc guère.

Direction les articles des autres pour lire leur prose et observer les angles d'attaque...

Direction Eleanor Rigby, les paroles et la musique : pourquoi donc est-ce ce titre qui me vient à l'esprit plutôt que Day in the life (pour les puristes), Yesterday ou Let It Be (pour les néophytes – ceux qui sniffent de l'herbe?), une obscure face B (pour les dingues) ou Bungalow Bill (What did you kill?) ?

Peut-être qu'inconsciemment, la composition du morceau m'a marqué : jusqu'à la lecture wikipédiasque, je ne m'étais jamais aperçu que ce morceau occulte les instruments pop traditionnels (guitares, basse, batterie) et se «contente» d'un accompagnement de cordes dont les descentes me chavirent.

La plainte harmonique de l'introduction et sa reprise, «Look at all the lonely people» qui vient vous secouer les tripes et les cordes gainsburgiennes qui suivent, ces enchevêtrements baroques que j'adore !

J'y retrouve finalement tout ce dont j'essaye de parler dans ce blog, ces lignes mélodiques improbables, les lignes de contrepoint et des paroles d'une mélancolie (voir d'un grand désespoir) qui viennent s'entrechoquer pour construire ensemble un troisième sentiment (entre gaieté musicale et désespoir textuel) que je tente vainement de nommer.

Voilà pourquoi, inconsciemment, à rebours, et plus qu'Obladi Oblada (il ne sera pas dit ainsi que je ne justifie pas le non-choix de ce morceau farfelu), voilà pourquoi Eleanor Rigby.

Et c'est déjà pas mal.

 

Paroles :

 

Aah, look at all the lonely people
Aah, look at all the lonely people

Eleanor Rigby picks up the rice in the church where a wedding has been
Lives in a dream
Waits at the window, wearing the face that she keeps in a jar by the door
Who is it for?

All the lonely people
Where do they all come from ?
All the lonely people
Where do they all belong ?

Father McKenzie writing the words of a sermon that no one will hear
No one comes near.
Look at him working. Darning his socks in the night when there's nobody there
What does he care?

All the lonely people
Where do they all come from?
All the lonely people
Where do they all belong?

Aah, look at all the lonely people
Aah, look at all the lonely people

Eleanor Rigby died in the church and was buried along with her name

 

Nobody came
Father McKenzie wiping the dirt from his hands as he walks from the grave
No one was saved

All the lonely people
Where do they all come from?
All the lonely people
Where do they all belong?

 


PS: comme l'inclusion d'un morceau dans ces pages me semble tous les jours un peu plus compliqué et que j'attends comme une grosse feignasse qu'on vienne m'expliquer comment on procède, je vous laisse le soin d'aller l'écouter ailleurs !

Par yosemite.
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Mercredi 9 septembre 2009
En 1985, pour l'anniversaire (!) des 40 ans d'Hiroshima, Midnight Oil rentre en studio afin de fêter l'événement.
Et dénoncer par là-même l'usage pas très gentil gentil de la bombe qui brûle. Et qui fait mal aussi.



Enchaînant des titres à la manière de Midnight Oil :
Couplets à la machette basse/batterie, section rythmique d'une rare efficacité dans laquelle Rob Hirst le batteur magicien fait des merveilles, et refrains choraux et mélodieux à souhait, autour des maîtres à jouer Martin Rotsey, guitare solo impeccable et Jim Moginie, metteur en sons plutôt discret mais au combien important.
D'aucun eurent tôt fait de décrier le dégueulis qui sert de chant à Peter Garrett et là, je dis niet.
Certes, ça chante bizarre et dans les graves mais donne au tout une énergie incontrôlable et construit une des spécificités du son MO.

Quelques années avant le tubesque Diesel & Dust, Species Deceases est avant tout un condensé du savoir faire rock de Midnight Oil en matière d'hymnes et refrains ficelés façon saucisse (et  avec  ça ma ptite dame ? )- efficacité déconcertante. (Ah! this is something I will remember à la fin de Hercules, peut-être mon morceau préféré tout de même de ce EP, même si le refrain de Pictures est tout aussi entêtant, à moins que l'accroche immédiate de Progress ne me transporte fanchement très loin, tout comme le côtépunk de Blosom and Blood)

En tout cas, remercions le musée de Victoria pour la perspective de ces salles annexes, où squelettes en tout genre côtoient mes camarades les kangourous empaillés, mais pourquoi pas ?

Et remercions avant tout CBS, Prix D'Ami qui me permit de me procurer toute la discographie pré-Diesel&Dust à 40frs (6€ quoi !) pièces et en vinyles...


Et Deezer pour le bon son :




Par yosemite.
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Vendredi 7 août 2009
C'est le vent finalement qui a chassé l'orage.

Il pointait le bout de son nez humide et froid depuis le début de la journée, ramenait de grosses joues noires de pluie tout en grondant d'un air bonhomme et nous narguait impassiblement.

C'est le vent donc qui est venu sauver la soirée.

Au loin, dans le soir d'été finissant, alors que la lumière s'éteint désormais et que la chaleur s'est installée confortablement pour la nuit, les éclairs semblaient venir se fracasser sans logique sur des cibles de hasard, quelques quartiers plongés maintenant dans le noir et qui contemplaient d'un oeil mauvais la colline épargnée.
Des techniciens bienveillants ont débâché le matériel jusqu'alors précieusement protégé d'un triste et sombre habit de pluie, dévoilant ainsi les traditionnels éléments d'un concert ordinaire, retours de son, amplis des guitares et même devant, là, sur la gauche de la scène, un balafon.
La place centrale n'est alors occupée que d'un stand et d'un fauteuil qui attendent impatiemment, comme le public qui sagement emplit l'amphithéâtre de poche, petit hémicycle intimiste et joliment pavé, réplique miniature de son imposant voisin, resté bien vide ce soir-là, qui attendent donc que vienne s'installer le maître malien de la kora.
Après l'intervention d'un gentil organisateur sans tongs en plastique ni collier de fleurs, vêtu d'un sobre costume assorti trop bêtement au ciel en pétard, venu nous expliquer que, si nous risquons peut-être de récolter quelques gouttes de pluie de notre excursion nocturne, jusqu'au dernier moment, une scène de remplacement a été mise à disposition, monopolisant une deuxième équipe technique et autant de matériel, dans la basilique qui surplombe un peu plus la colline. Quelle ironie, l'éléphant blanc terrassé, les quatre fers en l'air, accueillant en son sein comme la baleine accueillit Jonas, un représentant sacré de la musique tradionnelle mandingue, de l'Afrique occidentale.
Mais l'artiste et ses comparses ont absolument tenu à occuper l'encore plus vieil édifice, aussi vieux que la musique qu'ils transmettent.

Toumani Diabaté entre en scène en tenue traditionnelle, et une béquille à la main.
Mon ignorance crasse ne sait s'il souffre d'un handicap permanent ou s'il vient bêtement de se casser une jambe aux sports d'hiver, de se froisser un muscle lors d'une partie endiablée de football ou de riper sur une des peaux de bananes de la méchanceté semées bêtement sur son long chemin d'africain.

Et le vent de reprendre la main, qui vient caresser imperceptiblement les 21 cordes de la kora, comme ces mobiles des jardins japonais qui bruissent inéxorablement aux portes des temples en ne laissant entendre que l'invisible.
Le vent s'est invité qui reprendra de temps à autre les commandes de la soirée, dans les cordes de l'instrument et les plis et replis de la tenue du musicien, tandis qu'il chasse les derniers éclairs aux confins de l'horizon, se faufile entre les feuilles agitées d'un arbre spectateur et fait frissonner l'assistance maintenant pénétrée par la mélodie qui monte de la scène, du balancement de l'interprète ou de partout autour de nous, certainement portée par ce vent admiratif et réconciliateur.

Toumani Diabaté est dit maître de la kora pour deux raisons bien évidentes :
il en est d'abord l'un des plus grands virtuoses, incontesté maestro de l'instrument traditionnel mandingue, qui maîtrise son art comme peut-être personne d'autre sur terre.
Mais il en est aussi l'enseignant, le transmetteur, le passeur qui, humblement, restitue au monde ce que 70 générations ont transmis précédemment, ces histoires mélodiques et ryhtmiques qui racontent le Mali.

Le maître est là, seul, assis face à la foule comme recueillie, timide presque, et nous enseigne, après deux morceaux d'une dizaine de minutes chacuns, qu'il n'y a pas plus de frontière entre nous que celles administratives et artificielles des pays qui regroupent en leur sein la culture mandingue.
Comme il n'y a pas de frontière entre un peul (Ali Farka Touré) et un griot mandé (lui) sur In The Heart Of The Moon.
Comme il n'y a pas de frontière culturelle entre une chanteuse islandaise (Björk) et un maître de la kora malienne.
Comme il n'y a pas de frontière entre ce que ressent notre corps aux balancements lancinants de cette musique d'un autre âge et l'acte même de danser, inhibé seulement par le regard des autres.
Comme il n'y a pas de frontière entre ses musiciens qui montent sur le plateau (un guitariste, un batteur, un bassiste, un joueur de balafon et un de ngoni, et un chanteur) et le public, invité à maintenant se lever et laisser la musique guider son corps et sa tête selon son humeur, ses envies, sans frontière.

Si la peur d'un beau et contemplatif concert de kora solo (tel les Mandé variations) m'avait étreint devant peut-être l'ennui susceptible de s'en dégager, l'arrivée des musiciens et de leur fougue colorée, telle les tenues traditionnelles que chacun arbore fièrement, des guitares en boucles, des rythmes syncopés, de la voix chaleureuse et prédicative a rendu à ce concert la véritable valeur que l'on devrait inconditonnellement attribuer à la musique : un échange festif, un partage sans frontière, une fête incessante et improvisée.

A chaque fois que je suis le témoin d'un concert de musique africaine, je suis toujours surpris par ce sentiment qui m'assaille et qui ruine toutes les vaines tentatives que font mes souvenirs à me rendre un tel état d'esprit d'un concert de musique "continentale (?)", "blanche (?)"...
Très peu de musiciens semblent avoir autant d'humilité devant leur talent que ce sourire au coin des lèvres et cette intention ferme et définitive (mais attention, complètement inconsciente car ancrée à tout jamais dans leur transmission culturelle) que de vouloir donner du plaisir, jouer avec bonheur, sans aucune appréhension devant l'improvisation permanente, comme une eau qui coule et qui se joue de ces rochers qui tentent de sortir la tête et qu'elle contourne, narquoise, qui se plie aux méandres imposés par la géographie du moment.
Une musique comme une eau qui lave, qui rafraîchit et qui, si parfois brasse-t-elle de grosses vagues de commune euphorie ou prend la largeur imposante d'un fleuve torrentiel, sait aussi se taire, bruire comme un murmure et se tarir enfin.
Une musique comme une eau magique et fantasmée du pays de la chaleur et du soleil.

Et le public en redemande, qui a pris la place du vent, serviable dans un premier temps et maintenant tout à fait incliné devant les maîtres du moment, en déplaçant de mille battements de mains l'air alentour, jusqu'à faire revenir de sa cachette Toumani Diabaté, se narguant des rigueurs policières (fin du concert à 23h00) en argumentant que la musique et même les musiciens africains ne connaissent pas ces contraintes-là qui empêcheraient un concert de se dérouler dans son intégralité...


La kora est un instrument de 21 cordes.
Elle permet au musicien qui en maîtrise la technique de jouer de seulement 4 doigts (les deux "pinces" index-majeur de chaque main) et d'un même tenant une ligne de basse, un thème mélodique et l'improvisation.
7 cordes pour le passé, 7 pour le présent et 7 pour l'avenir.
La Kora est un instrument empreint de traditions et raisonne modernement.
La Kora est une harpe. Dans ses passages en solitaire, elle rappelle fortement dans ses sonorités le clavecin (harpsichord), instrument aussi ancien que la musique que la kora transmet.

Si son cousin Lasana Diabaté veut bien nous jouer Take five au balafon (xylophone dont les calebasses sont du même bois - dont le nom ne supporte aucun traduction française - que la kora) à en faire pâlir le jazzman déjà blanc, c'est Toumani qui, après une petite leçon sur la technique de l'instrument, va lancer le dernier morceau, qui va voler en éclats jusqu'à nos oreilles trop peu rassasiées et que seule la terrible pluie viendra gâcher, la seule et insupportable pluie que le vent n'aura pas réussi à chasser totalement, cette inexplicable et triste pluie des coussins cordialement prêtés par les organisateurs du festival et qui apparemment n'ont pas cessé de voler cette année, pour un oui pour un non ("On n'est pas à Johnny" s'offusque mon voisin) et qui ressemble, au demeurant, soit au dernier acte désespéré que trouverait l'auditeur chamboulé par l'émotion (on aimerait qu'il en fût ainsi si l'acte n'avait cette fâcheuse tendance à se répéter quotidiennement) soit à un acte un peu barbare et égoïste, dépit et ignorance, ratant ainsi l'apprentissage qui vient de nous être fait du vivre tous ensemble, de cette communion par la musique et les histoires qu'elle raconte quand il faudrait obliger quelqu'un d'autre dont on a que faire à ramasser un coussin sympathiquement prêté quelques heures (à peine 2) auparavant.

Tout le monde ressort avec sa petite mélodie en tête que le guitariste aura réussi à nous faire entonner.
Une petite et incessante mélodie, tellement simple et tellement chargée, de souvenirs et de joie.

Il faudrait maintenant que chaque musicien de pop, de rock, de ces musiques franchement et fraîchement rangées dans des petites cases étroites et étriquées retrouvent enfin ce goût du plaisir et du sourire.
Qu'ils offrent, qu'ils donnent, qu'ils enseignent, qu'ils partagent.
Ce serait déjà beaucoup.


Par yosemite.
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Dimanche 7 juin 2009
Dans mon panthéon des morceaux sacrés, des chansons intemporelles, des hymnes imparables, il y aura toujours une place spéciale réservée à The Sound Of Silence de Simon & Garfunkel.
Depuis l'oxymore de son titre un peu facile, cet arpège lancinant qui lance le morceau vers les harmonies vocales et une rythmique beaucoup plus pop (avec batterie) et ces paroles qui ouvrent la chanson : "Hello Darkness my old friend / I've come to talk with you again", celles qui font hurler le public de Central Park ("In the naked light I saw / ten thousand people maybe more"), l'intelligence de cette chanson en est sa simplicité universelle, cette facilité d'ailleurs souvent renouvelée chez Paul Simon à ciseler des mélodies parfaites.

Hello Darkness donc.

Le garçon est plutôt chaleureux et souriant; il ne peut cependant cacher une certaine timidité sympathique.
Quand il vous tend le disque d'un geste généreux, on en oublie presque de remercier.
Pourtant, rien ne me prédestine ni me m'octroie le droit à recevoir un tel cadeau.

Pochette faite maison : le nom du projet scinde la photo en son milieu, Hello Darkness, entre le rayon de soleil qui perce de sombres nuages et un ciel bleu profond beaucoup plus rassurant, entre Mort et Repos, ...To Sleep Is To Die...
On survole les titres plutôt courts au dos du disque, quelques prénoms ou dédicaces personnelles et encore cette opposition des genres dans l'illustration sur laquelle le bonhomme de neige de notre enfance surveille un paysage de désolation enneigée, illustration et titres qui définissent l'environnement singulier et très personnel de notre musicien.
Car Hello Darkness n'est pas un groupe mais le projet dudit garçon qui m'a tendu l'objet. Xavier a spécialement travaillé la pochette et ces photos en noir et blanc à l'intérieur de la jaquette ne sont pas sans me rappeler celles des disques de Micah P. Hinson : mariée fixant ses blancs souliers, beauté floue d'une femme dénudée.
Toute les compositions sont créditées au seul Xavier, inspirées parfois de littérature (Conrad ou King).
Petite nostalgie du vinyle ? Le tracklisting est séparé en deux faces distinctes intitulées Side A et Side B.

Ecoute - Excursion - Description - Notation

Side A
01.Hello Héloïse: intro instrumentale - ouverture sur un bébé (+)
02.Zembria: petite boucle guitare - batterie binaire - double voix - entraînant (++)
03.Twins: plus calme - no batterie - Noir Désir (+++)
04.Needle & Gun: introspection - un arpège de guitare, moins mélodieux, sous tension (+) (needle and damage done in the hay)
05.Shame: Encore une suite d'arpège plutôt bien ficelée - une mélodie reconnaissable à la guitare acoustique qui va finir dans un certain énervement (malvenu ?) Un de mes morceaux préférés. (+++)
06.Big Black Reptile : 11'! Enchevêtrement plus sombre, percussion, tout rampe comme le reptile, jusqu'à l'explosion électrique; au delà de 7', retour au calme après la tempête (+)
Side B
07.Cold City: on revient aux boucles plutôt calmes, où une guitare dessine des méandres savoureux. On dirait les boucles d'un Joseph Arthur. (++)
08.At Home: Univers encore sombre, apaisé par une batterie. Lamentation. (+)
09.Baby Vampire: Même univers que précédemment. (+)
10.Undergroud: c'est quand même pas de chance d'habiter à côté du métro ! Le refrain énervé s'envole après un couplet sous-terrain vers une fin apocalyptique (++)
11.Bells For Mélaine: babillements, arpèges et cloches en introduction du morceau suivant
12.Song for Sister S.: Hood - même chant et guitare distordue, une réussite (+++)



Silence Radio.

Bien sûr, il faut rester objectif.
Bien sûr que non.
Puisque c'est impossible.

Quelques reproches (en passant les détails d'ordre purement technique : on n'enregistre pas dans sa salle de bain comme à Abbey Road... mais peut-on
seulement prendre un bain à Abbey Road ?)seraient peut-être nécessaires : un son parfois trop proche d'un morceau à l'autre qui font se confondre les morceaux, une certain façon redondante d'écrire les chansons qui crée peut-être le ventre mou du disque, après le long reptile notamment. Et puis la voix : loin de moi l'idée d'exiger une voix de tenor ou de castrat pour chanter des chansons (je serais mal placé !) mais justement, je trouve les voix parfois trop en retrait, trop noyées sous les effets de guitare.
Ce qui me fait penser à rebours à un autre guitariste peu sûr de lui vocalement et qui enregistra son premier album solo dans l'ombre de son chanteur charismatique.
Difficile de s'affirmer vocalement quand on construit sa réputation sur un jeu de guitare très personnel qui accompagne excellement Bertrand Cantat.
Silence Radio, c'est le nom du premier album solo de Serge Teyssot-Gay.
En en revoyant la pochette, un ciel que vient barrer une plaque de tôle rouillée, laissant apparaître ici et là de bleus espaces au travers des trous formés par l'usure, y dessinant une mappemonde imaginaire, le parallèle entre les deux projets se concrétise, surtout que les guitares nerveuses et sous-tension sont souvent de la partie.
Mais cette comparaison n'est venue qu'à la fin de la première écoute, en essayant de me remémorer cette atmosphère déjà entendue.
Et puis la seconde approche me rappelle également un OVNI tel que The Cycle Of Days And Seasons de Hood.
Un réel univers habite cet album.
On voudrait encourager son auteur à continuer dans cette voie, s'affirmer au chant et venir enrichir la scène locale de son projet somme toute ambitieux, un monde de noirceur sous-terraine qu'illuminent parfois quelques envolées salvatrices.
Il ne reste plus à l'artiste qu'à s'assumer en tant que tel, publier une belle page myspace pour mettre une dizaine de morceaux en écoute, et le tour serait bel et bien joué !


Silence Radio.
(jusqu'à la prochaine fois)
Par yosemite. - Communauté : Le Monde du Rock
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